26.10.2005
Alberto Varanda

Nos amis lusophones n'ont pas les mirettes ensablées
Alberto Varanda, c'est tout un poème qui nous vient du pays de Fernando António Nogueira Pessoa. Un trait entre la ligne claire et les pleins et déliés, un souci du détail qui vise à la perfection, des dessins comme un cliché arrêté : posture, premier plan, second plan... Le grand Alberto ne fait pas de l'illustration ou de la BD, c'est du synopsis de film, en particulier sa trilogie de bande dessinée Bloodline.
Son style fait parfois penser à Crisse (L'Epée de cristal, Kookaburra...) bien que Varanda ne courbe pas tant ses traits. Les dessins d'Alberto ont aussi ce je-ne-sais-quoi de brillant, luisant : son trait semble "gominé". Parmi ses autres réalisations BD, citons La Geste des Chevaliers Dragons, Reflets d'écume et récemment Paradis Perdu.
Après avoir bossé sur le dessin animé Lucky Luke et pour le magazine Tintin, Varanda s'est lancé dans la BD et semble avoir trouvé le parfait scénariste en les personnes* d'Ange (ou encore G.E. Ranne). Il a d'ailleurs fait la plupart des couvertures de leurs romans. Sa rencontre avec Croc lui a ouvert les portes de Siroz (devenu Asmodée).
En dehors de Djoul dont la connaissance et la collection en BD frise l'encyclopédisme, la [Fumble Team] a surtout connu Varanda pour ses illustrations de jeux de rôles made in Siroz comme Bloodlust (ouh là, c'est pas tout jeune ça), l'excellent Bitume, Scales et enfin In nomine Satanis/Magna Veritas où Alberto nous a gratifié d'illustrations sublimes.
* ne faites pas cette tête là, tout s'explique quand on sait qu'Ange et G.E. Ranne sont en fait le pseudo d'Anne et Gérard Guéro.
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