24.08.2005

2D sans face

www.2dsansfaces.com

Y'a pas le feu au lac !

 

Ce n'est pas pour nous moquer de nos amis helvètes, loin de là. Cette petite maison d'édition Romande est une coopérative qui a récupéré certains projets de feu Men in Cheese, mais pas le jeu inspiré de Jack Vance aux accents celtiques Lyonesse.

 

2D Sans Faces produit Nobilis, un jeu poétique où les joueurs sont des Nobles envoyés sur Terre pour développer un domaine et lutter contre des créatures venant d'une autre réalité. La Terre est plate, portée par l'arbre myhtique Ygdrasill et les Nobles peuvent accomplir des miracles grâce à des symboles liés aux fleurs.

 

L'autre grand jeu dont peuvent s'ennorgueillir les gars de Lausanne, c'est Nightprowler, qu'ils ont repris à Asmodée et remanié pour parution en octobre. On retrouve donc tout l'univers des voleurs, receleurs et autres monte-en-l'air dans un univers médiéval fantastique. 

 

2D Sans Faces annonce aussi la parution de la troisième édition de Tigres Volants, un jeu futuriste de type space opera, "pré-apocalyptique, post-soviétique, néo-romantique et crypto-fantastique, mais très bien quand même" je cite. Pour une fois il n'y a pas de grand méchant mais de multiples races, cultures et groupes plus ou moins occultes, ce qui permettra de développer des intrigues politiques et de donner des idées de scénarios riches.

 

Un projet de BD sur cet univers est toujours en cours. A suivre !...

10:00 Publié dans Editeur , Jeu de rôles | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

06.08.2005

Oriflam

www.editions-oriflam.com

 

Un éditeur pas totalement BasiC

 

En effet, la maison a commencé en 1987 avec les jeux utilisant le Basic Role Playing System, connu aussi sous les termes de système Chaosium (éditeur américain qui l'a créé), ou de D100, car le jeu fonctionne avec un système de pourcentages. Casus Belli ancienne version avait sorti un hors série rassemblant les règles essentielles du BasiC en 1997.

 

Oriflam a ainsi publié le mythique RuneQuest et son riche univers de Glorantha, plein de magie et de mystères, puis les versions françaises de deux jeux tirés des sagas de Moorcock : Hawkmoon et Elric (anciennement Stormbringer). Des jeux excellents et dotés d'un background impressionnant, de quoi jouer en campagne avec plaisir.

 

Mais dans la vie il n'y a pas que le médiéval fantastique (OK, Hawkmoon c'est sensé être du post-apocalyptique, mais on est plus près du médiéval que de Mad Max) et Oriflam avait fait fort en sortant Cyberpunk, le premier jeu de ce genre futuriste si particulier, où la matrice et les implants corporels ont transformé la société et l'ont rendu plus violente.

 

Ce jeu ne tourne pas avec le système BasiC, d'où le sous-titre de ce post. Oriflam a également publié Pendragon, qui permet d'incarner un chevalier dans la Grande-Bretagne Arthurienne et fonctionne avec un intéressant système de traits opposés. La maison édite aussi Dying Earth, adapté des nouvelles de Jack Vance, qui utilise un système de jeu aussi flamboyant que surprenant.

 

Oriflam continue d'étonner avec Feng Shui, qui plonge les joueurs dans des jeux où l'action héroïque ressemble au cinéma d'action de Hong Kong : de la baston, oui, mais avec style ! On ne manque par exemple jamais de munitions, sauf si cela crée un effet dramatique nécessaire au scénario... Oriflam édite aussi Archipels, un mini univers D20 transposable sur n'importe quelle côte.

 

Enfin, dans la série des jeux pas comme les autres partis d'une idée géniale : Post-Mortem ! Ne jetez plus vos fiches de perso morts, ils vont pouvoir vivre d'autres aventures dans une atmosphère de bureaucratie absurde à la Brazil. Ca peut sembler étrange, mais le jeu tient la route et mise beaucoup sur l'humour et les références aux autres jeux (la vie précédente des personnages).

 

10:00 Publié dans Editeur , Jeu de rôles | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

30.07.2005

White Wolf

 

www.white-wolf.com

 

Connu comme le loup blanc

 

Cette maison d'édition est à la fois prestigieuse par la richesse et la qualité de ses sorties, et très décriée pour sa mentalité jugée trop commerciale*. White Wolf a publié au début des années 90 le jeu Vampire, qui allait devenir le début d'une série blockbuster : le Monde des Ténèbres. Les jeux White Wolf fonctionnent tous sur le même "Storyteller System" et ses d10.

 

La gamme principale est constituée des jeux Vampire, Loup-Garou, Mage, Changelin, Hunter et Wraith. Tous les jeux du Monde des Ténèbres partagent d'autres caractéristiques : deux grands groupes (Camarilla / Sabbat, Traditions / Technocratie, Seelie / Unseelie), des clans, une multitude de factions hétéroclites, et des complots dans tous les sens !

 

Si on ajoute que toutes ces créatures coexistent dans le même univers, qu'il existe d'autres créatures étranges (autres formes de garous : serpents, rats, requins, araignées, corbeaux... ; mommies ; vampires d'Extrème-Orient) et que tout le monde est allié / adversaire avec tout le monde, on se demande s'il reste beaucoup d'humains, et s'il en reste sont-ils un peu affranchis de toute manipulation le mardi soir entre 19h35 et 19h37.

 

C'est un peu exagéré, les jeux sont très bons, les univers très riches et vraiment intéressants pourvu qu'on ne cède pas au grosbillisme. L'ensemble de la gamme manque parfois un peu de cohérence, mais un bon MJ trouvera de la matière sans problème pour monter ses campagnes dans cet univers sombre dit Gothic Punk, plein de fourberies et de mystères.

 

Le dernier né du Loup Blanc est Orpheus, très inspiré de Wraith même s'il est affranchi du Monde des Ténèbres. Les joueurs font partie d'une organisation qui enquête sur et à l'aide des fantômes, ils peuvent d'ailleurs incarner (quel humour...) un revenant. Autre particularité : le jeu est initiatique et fermé, il y aura donc en tout et pour tout 7 ouvrages.

 

 

White Wolf est également l'éditeur d'Ars Magica, ancêtre de Mage qui se déroule au haut Moyen-Age, et dispose d'un système d'effet magique poivre-et-sel en combinant une action et un domaine. Il est intéressant de remarquer qu'Ars Magica fait coexister plusieurs formes de magie : divine, démoniaque, féérique, hermétique... et scientifique ! Ca ne vous rappelle rien ?

 

La série Exaltés plonge les joueurs dans un univers médiéval-fantastique nippon, avec une très forte influence de l'univers manga et autres japanimations à la fois dans l'inspiration globale et dans les illustrations. Le jeu utilise une version du Storyteller System simplifiée et reprend le concept de clans : les Exaltés sont des enfants divins, réincarnations de créatures surnaturelles du Monde des Ténèbres.

 

Notons aussi que White Wolf a publié en Anglais plusieurs jeux qui n'ont pas été traduits dans la langue de Molière : deux jeux de super-héros, Aberrant et Trinity, mais encore le fadasse Demon qui devait être le septième volume de la gamme du Monde des Ténèbres, et on essaiera d'oublier Street Fighter RPG. Si, on vous jure que ça existe...

 

Un mot enfin sur le très surprenant Hôl, qui est soit un gag, soit un parfait ovni dans la galaxie White Wolf. Les joueurs sont prisonniers d'une décharge où l'on stocke toutes sortes de créatures bizarres. Ca ressemble à un délire d'adolescent déjanté : Hôl est écrit à la main, dans un langage fleuri, accompagné d'illustrations brouillonnes. A remarquer aussi : seule la page 37 est numérotée... 

 

* Parmi les habitudes énervantes : une énième version du supplément "Truc" qui n'apporte rien, ou au contraire contredit ce qui a déjà été contredit dans la version précédente, le copyright porté sur tous les noms possibles et imaginables (Camarilla, Malkavian...), la multiplication des produits dérivés sans intérêt (pin's et autres aimants à frigo), ou encore l'arrêt de jeux prometteurs mais moins commerciaux (le très sombre Wraith ou l'onirique Changelin).

10:00 Publié dans Editeur , Jeu de rôles | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

23.07.2005

Fasa

Vas-y Fasa !

 

Hommage à un éditeur disparu

 

FASA : "Freedonian Aeronautical and Space Association", né en 1980 et disparu en 1999 pour cause de faillite.

 

FASA a édité peu de jeux, mais c'était du bon. Jugez plutôt : on commence par Shadowrun (les deux premières éditions), qui a connu un réel succès en France. Le mélange technologie et magie a redonné un coup de fouet au genre cyberpunk : style très fun, plutôt cynique et humoristique, avec une large gamme de suppléments (dont un pour la France !).

 

FASA s'est d'ailleurs en général spécialisé dans le futuriste, comme en témoigne le space opera kitsch Star Trek RPG (ça existe, si si !). Citons aussi Mechwarrior, un jeu de rôles qui permet d'incarner des pilotes de robots géants à la Robotech, sortes de Dreadnought hyperarmés dans un monde futuriste sur fond de guerres claniques.

 

Earthdawn est un petit bijou qui déroge à la règle du futurisme : très didactique, il propose de vivre des aventures vraiment épiques, dans un univers médiéval-fantastique un peu particulier, où les races habituelles ont d'autres particularités : les elfes se mutilent, les trolls sont honorables, les orcs des chamans fidèles à leur clan comme les Sioux...

 

FASA avait aussi sorti le jeu de plateau Battletech, qui permettait de simuler les combats de robots de l'univers de Mechwarrior.

10:00 Publié dans Editeur , Jeu de rôles | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

12.07.2005

7ème Cercle

 

www.7emecercle.com

 

Un éditeur plein d'ambitions

 

 

Septième Cercle édite l'un des jeux de rôles les plus noirs qui soient : Kult. L'humanité y est déchue, trompée par le Voile que des entités supérieures lui imposent pour l'empêcher d'atteindre un statut quasi-divin auquel elle aspire. Tout y est glauque et sordide, et la cité tentaculaire de Metropolis oppressante à souhait. Seules voies vers le salut : la sagesse détachée ou la folie...

 

Dans un genre assez sombre aussi, on a Little Fears, le retour aux terreurs d'enfance. Rappelez-vous vos 7 ans : le croque-mitaine, le monstre des cabinets, le mangeur de chaussettes et autres choses poilues vivant dans les placards... Et comme seuls les êtres vraiment innocents les voient, il ne faut compter que sur ses copains, et son doudou, bien sûr.

 

Tribe 8 propose de jouer dans un monde post-apocalyptique mêlant horreur et fantastique, sur une terre déchirée entre esprits possesseurs (les Z'bri), tribaux venus libérer une partie de l'humanité des esprits, gardiens qui ont connu le monde d'Avant, et squatters. Reste aux personnages à créer la Huitième Tribu, et peut-être accomplir la prophétie...

 

Dernier né de la maison : Unknown Armies, et là c'est conspiration et coups bas à tous les étages. Membres d'une société secrète cherchant à créer des Avatars pour modeler la réalité, les joueurs savent que la réincarnation existe, maîtrisent la magie et doivent prendre garde à ne pas sombrer dans la folie. Les scénarios ont l'air particulièrement déjantés.

 

Et pour faire bonne mesure, Septième Cercle édite également des petits jeux, dont Les pilleurs de tombes de l'Espace (si si, je vous jure que ça existe), mais aussi des romans, l'excellent Donjon de Naheulbeuk (CD et BD) et des CD de musiques d'ambiance pour maître de jeu soucieux de perfection.

Comme on dit : Téfal, tu penses à tout.

10:00 Publié dans Editeur , Jeu de rôles | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

07.07.2005

Hexagonal

 

http://www.hexagonal.net

 

Un éditeur/distributeur bien de chez nous

 

 

Hexagonal distribue quelques grands noms du jeu en France signés de l'éditeur américain phare White Wolf : la gamme du Monde des Ténèbres (Vampire, Werewolf, Mage, Hunter, Orpheus), le Seigneur des Anneaux et Exalted.

 

La maison est également très engagée dans le système D20, avec la distribution de deux gammes d'univers pour Donjons et Dragons qui sont les Terres Balafrées et Ravenloft. Ce dernier est spacialement fascinant, car Ravenloft est en réalité un demi-plan entouré de brumes, où les Seigneurs maudits se livrent une lutte d'influence dans une ambiance particulièrement sinistre.

 

Hexagonal édite d'ailleurs D20 Magazine, journal bimestriel dédié au Monde des Ténèbres et à Donjons et Dragons.

 

10:05 Publié dans Editeur , Jeu de rôles | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

28.06.2005

Steve Jackson Games


http://www.sjgames.com



 

Steve Jackson est un créateur de jeux très prolifique, et un citoyen américain averti. Il n'a pas l'air d'un grand agitateur comme ça, mais il est membre de l'Electronic Frontier Foundation, une association qui protège les netizens. La NSA et le Département d'Etat avaient en effet perquisitionné les locaux de sa société en 1990 et emporté des disques durs car ils affirmaient que le jeu GURPS Cyberpunk encourageait le piratage.

Steve Jackson a créé, participé à la création ou édité un bon nombre de jeux mythiques, qui pour la plupart ont en commun un certain cynisme. Citons en premier le Killer, jeu d'assassinat en grandeur nature, qu'il n'a pas vraiment inventé (ça se pratiquait sur les campus américains depuis les années 70) mais formalisé : règles, accessoires, variantes, options...

Illuminati est un jeu de plateau où chacun est une société secrète (Illuminés de Bavière, Ovnis, Secte de Cthulhu...) qui tente de prendre le contrôle de groupes de pression (Mafia, Parents d'élèves, Motards, Compagnies pétrolières...). Cynique à souhait, le jeu encourage la trahison, le vol ou le meurtre de groupes de pression, et même la triche (c'est la première règle optionnelle !). Un grand moment de bonheur.

Car Wars, qui n'est pas très récent non plus, permet de simuler des courses de voiture un peu comme Formule Dé, sauf qu'ici tout est permis pour gagner : blindage, armes (mitrailleuses, roquettes, mines, acide, napalm...), moteur nucléaire, fausses armes (pour pousser les adversaires à se mettre dans son angle de tir...), et autres lachés d'huile ou de clous. Les arrêts au stand ne signifient pas l'arrêt des hostilités !

Parmi les derniers nés de chez Steve Jackson, il y a l'excellent jeu de plateau Munchkin, qui parodie une partie de Donjons et Dragons. Outre les superbes illustrations de John Kovalic (auteur/illustrateur de Dork Tower) et les cartes délirantes (Baguette de Napalm, Stone Golem, Escabeau pour Hobbit...), on prend plaisir à jouer les vrais gros bills en trahissant ses collègues pour piller le donjon.

Mais Steve Jackson, c'est aussi et surtout GURPS, un système de jeu de rôles complet et multiversel, qui a connu un nombre de suppléments incroyables pour jouer dans des univers divers et variés : Vampire, Deadland, Conan, Mage, Hellboy, Mecha, Cyberpunk, post-apocalypse, super-héros, Ninja, Disque-Monde (!), Castle Falkenstein, espionnage, et j'en oublie encore...

Fidèle à son style délirant, Jackson nous a aussi cré de petits ovnis comme Toons, où l'on incarne un personnage de dessin animé, qui ne peut pas mourir : on revient au pire au bout de 3 minutes (rappelez-vous Bip-Bip le Coyotte ou Rominet)... Chacun dispose d'un pouvoir extraordinaire (super-rapide, sac à malices, très costaud), et quand on essaie une action impossible, on a 50% de chances de la réussir : soit ça marche, soit ça marche pas !

Et pour finir (certains vont trouver que j'en fais trop), un petit mot de In Nomine, adaptation libre de INS/MV, mais qui est plus sombre et moins second degré, public américain sensible au thème religieux oblige. Jackson a déjà eu assez d'ennuis comme ça... C'est à ma connaissance le seul jeu français adapté aux Etats-Unis.


Un site à visiter d'urgence, donc. On y trouve plein de choses à télécharger, dont une version light (et gratuite) de GURPS.

16:40 Publié dans Editeur , Jeu de rôles | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note