Shadowrun V3

Shadowrun V3

Editeur : Descartes

Année : 2000

Nous sommes en 2060, et le monde a bien changé...

La magie s'est réveillée et les races mythiques sont réapparues : elfes, nains, orks et trolls, pour ne parler que des créatures les plus communes, foulent à nouveau Gaïa. Certains se tournent vers le chamanisme et vénèrent des totems, d'autres vers la magoe hermétique et la sorcellerie. Pour tout dire : il y a même eu un Dragon Président...

La technologie n'est pas en reste, entre matrice hyperdéveloppée en proie aux batailles de deckers et aux rumeurs les plus folles. Au quotidien, on a découvert les implants qui améliorent les capacités (musculaires, nerveuses, sensorielles) ou remplacent des membres ou organes entiers.

L'économique a pris le pas sur le politique : désormais, ce sont les corporations qui règlent la vie au quotidien. Renraku, Ares, Aztechnology et autres Saeder Krupp ont la mainmise sur des pans entiers de l'économie. Même la police de Seattle est confiée à une corpo, la Lone Star...

Quant à la politique, c'est un joyeux foutoir : les Etats-Unis ont été découpés en différentes nations (dont une nation Elfique !), l'Europe s'est unifiée, et partout ailleurs c'est un peu le chaos. On assiste aussi à l'émergence de nouveaux mouvements racistes anti méta-humains.

Et les joueurs dans tout ça ? Ils jouent des Shadowrunners, l'huile de la mécanique corporatiste. Chargés des sales besognes, ils courent les ombres pour enlever un chercheur, sauver une rock-star elfe prise en otage par le Policlub Humanis, voler des données compromettantes sur une autre corpo...

La vie est dure pour un runner, entre mission foireuse confiée par "Mr Johnson", le doc des rues qui vous requinque avec des moyens tout justes acceptables, et le fixer qui fournit du matos franchement illégal.

Chaque mission est périlleuse et plutôt mal payée, mais les runners font aussi ce job pour l'adrénaline... et la gloire !

Et comme le dit un vieil adage à Shadowrun : "Si tu ne te fais pas entuber au moins deux fois, c'est pas une vraie mission". Car quoi de mieux pour une corpo pour effacer toute trace de son opération underground que d'effacer l'équipe...

_____________________________________________________

Ah, quel bonheur de jouer un troll ninja, un mage elfe suffisant, un mécanicien nain interfacé ou un samouraï des rues ork bourré d'implants...

Shadowrun, c'est la garantie d'un scénario retors avec pas mal de (mauvaises) surprises, de la baston en veux-tu, en voilà, des tactiques d'infiltration comme on n'avait jamais imaginé : le nain avec une grenade prête à dégoupiller dans la bouche et le Colt dans chaque main planqué sous le chariot de room-service poussé par un elfe mage transformé en serveur par illusion, c'est du grand art !

Note : 7/10

Publié dans Jeux de rôles | Lien permanent